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Demain Peut être

Date
samedi 22 janvier 2011
Horaire
21H
Style
Drame
Type Public
A partir de 10 ans
Lieu
Salle d'Activités
Tarifs
Participation libre
RESUME DE LA PIECE

Pièce de Pascal Nowacki

Au début des années 45, en Pologne dans un commando agricole, un groupe de femmes musiciennes de renom vont composer un orchestre.
Ces femmes n’ont que le rire, les larmes et surtout la musique comme armes à brandir contre les atrocités dont elles sont à la fois témoins et parfois les victimes. - See more at: http://www.spectacles-amateurs.org/spectacle/demain-peut-etre-cie-acte-d-eux.html#sthash.B9rYE4Jj.dpuf

Au début des années 45, en Pologne dans un commando agricole, un groupe de femmes musiciennes de renom vont composer un orchestre.
Ces femmes n’ont que le rire, les larmes et surtout la musique comme armes à brandir contre les atrocités dont elles sont à la fois témoins et parfois les victimes. 

Cette pièce a été jouée par la Compagnie Acte d'Eux entre 2008 et 2011.

2010: Gélatine d'Or au Festival Festhéa de Joué les Tours

2009: Sélection Midi Pyrénées au Festival de Cahors 

Le théatre amateur de Midi Pyrénées à l’honneur: Sélectionnée au printemps, à Cahors, la compagnie « Acte d’Eux » de Lévignac, représentait la Région Midi Pyrénées au festival national Festhéa, à Joué les Tours, ce 30 octobre. A cette occasion, elle se mesurait aux  troupes de 18 autres régions, sous le regard d’un jury de professionnels du spectacle, et devant un public venu de la France entière à l’Espace André Malraux.

« Demain, peut être… », la pièce de Pascal Nowacki présentée par la compagnie, souffla l’émotion dans un festival aux productions éclectiques et de haut niveau, car bien souvent encadrées par des professionnels.

Le spectacle, mis en scène par Isabelle Bedhet et en lumière par Pierre George, reçut le prix de la Gélatine d’Or pour ses qualités techniques : cohérence de la mise en scène, des décors, de la lumière et du son, au service du jeu des comédiens.

Enrichis de cette expérience inoubliable, les comédiens d’Acte d’Eux continuent leurs rencontres avec le public à Ramonville le 21 novembre, et au Théâtre de Poche de Toulouse du 13 au 16 janvier 2010.

DIAPORAMA PHOTOS

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  • Demain peut-être
  • Selection Festhea mai 2009 230

REVUE DE PRESSE

Lévignac-sur-Save. Théâtre : « Demain peut-être», dernière
Publié le 21/01/2011

La compagnie « Acte d'eux » se produira samedi 22 janvier à 21 heures à la salle d'activités devant « son » public pour la dernière représentation de « Demain peut-être » qui leur a fait vivre une belle aventure.

Sélectionnée au printemps 2009, à Cahors, la compagnie « Acte d'eux » de Lévignac-sur-Save, représentait la région Midi-Pyrénées avec cette même pièce… Elle se produisait au festival national Festhéa, à Joué-les-Tours (Indre-et-Loire), en septembre 2009 et, à cette occasion, elle se mesurait aux troupes de dix-huit autres régions, sous le regard d'un jury de professionnels du spectacle, et devant un public venu de la France entière. « Demain, peut être… », la pièce de Pascal Nowacki, présentée par la compagnie, souffla l'émotion dans un festival aux productions éclectiques et de haut niveau. « Mise en lumière » par Pierre George, la troupe reçut le prix de « La Gélatine d'or » pour ses qualités techniques : cohérence de la mise en scène, des décors, de la lumière et du son, au service du jeu des comédiens.

Demain soir, après la dernière représentation de « Demain, peut-être », la compagnie vous propose de se réunir autour d'un verre. Participation libre.
La Dépêche du Midi

Les mauvais jours
La Cie Acte d'Eux donne Demain, peut-être...,de Pascal Nowacki, au théâtre de Poche.
Cinq femmes partagées entre le tragique et l'espoir.

Discrets, mussés la plupart du temps dans de petites salles éloignées de tous les feux hors ceux de leurs propres projecteurs, les amateurs poursuivent leur chemin de théâtre. Certains gagnent par leurs qualités l'accès à des lieux plus visibles qu'à l'ordinaire, comme le fait en ce moment la Cie Coeur et Jardin avec Le prix Martin à la salle Nougaro. D'autres courent les festivals et y décrochent sélections et prix. Ainsi la Cie Acte d'Eux, sélection Festhéa 2009 pour Midi-Pyrénées au festival de Tours et Gélatine d'Or du festival Estuaire en Scène... au Havre, avec Demain, peut-être... de Pascal Nowacki. La pièce se donne jusqu'à la fin de la semaine au théâtre de Poche.

"C'est la guerre, il faut vous y faire."
Janvier 1945. L'hiver règne sur la Pologne envahie. A proximité d'un camp d'extermination, cinq femmes, musiciennes de renom avant que le flot de l'histoire les prennent, jouent leur survie jour après jour par violon, clarinette et cymbales. Il y a là Rachel la juive, cousette obsessionnelle que trop de pertes ont amenée à tout craindre du monde. L'optimiste Louise, persuadée contre rime et raison que la délivrance est proche – Russes, résistants du cru, Alliés, qu'importe : ils viendront. La charnelle Angèle, qui n'aime rien tant que les plaisirs, tous les plaisirs, et se languit de ceux qui lui sont désormais refusés. Jeanne, dure et revenue de tout, forcée au cynisme par la lucidité. Arrivée enfin avec le dernier convoi, Mathilde la douce, comme flottante, inaccessible aux atteintes de la tragédie en marche.
Cinq femmes privilégiées dans leur malheur, puisque leur talent leur vaut un régime de faveur : celui de composer l'orchestre privé de l'obergruppenführer Von Krieger, voué à égayer ses soirées et celles de ses officiers, éblouir les dignitaires de passage – accueillir les trains, aussi, pourvoyeurs de combustible humain pour le camp tout proche.
Cinq femmes aux ordres de celle qu'elles nomment La Walkyrie, qui leur commande toujours les mêmes morceaux, en impose l'ordre, les tance à chaque fausse note. Cinq vies réglées par l'attente du prochain concert, marquées d'inquiétude, de petits moments de folie, de disputes éteintes aussitôt que nées. Cinq vies de petits mystères, d'inquiétants impromptus, qui viennent meubler l'attente de la délivrance – demain, peut-être...
Ainsi ce pain qu'elles trouvent tous les quatre ou cinq jours dans leur placard de planches, amélioration anonyme de leur pauvre ordinaire. Ainsi cet homme qu'elles trouvent un jour dans ce même placard : Lucien, évadé, qui tente de se faire passer pour un représentant de la Résistance avant de céder sous le regard inquisiteur de Jeanne et fuir. Ainsi le malheur qui les frappe le jour où Rachel quitte sa peur tel un vieux vêtement. Ainsi la délivrance, enfin...

"Au nom de quoi ai-je le droit de survivre ?"
Voici un travail qui, s'il fait preuve de réelles et belles qualités, pèche au moins par deux points. Le texte sur lequel il s'appuie, d'abord : bien construit, sans aucun doute, et légitime dans son propos comme dans ses intentions, mais alourdi par la volonté trop appuyée de "faire leçon" et une certaine invraisemblance. Non pas tant au regard de l'histoire, qui a donné de plus curieux exemples, mais justement en ce qu'il pioche des fragments de réalité historique pour les remonter en fiction réaliste. L'exercice est périlleux tant il exige de justesse, de finesse et de sensibilité. On y réussit rarement et Pascal Nowacki, malgré une écriture assurée, ne réussit pas à faire oublier ces raboutages.
Le deuxième point d'achoppement tient à l'interprétation. Non qu'elle soit mauvaise, loin de là, mais elle ne se départit jamais d'un certain côté scolaire, trop visiblement joué, et n'atteint que rarement les qualités d'intériorisation, d'intensité d'émotion, de tripe qu'on attendrait. Trop de retenue, trop peu de tension pourtant, trop peu encore de ce lâcher prise par lequel se révéleraient les gouffres. Chacune des actrices, cependant, y accède à son tour, les personnages de Jeanne et de Mathilde se révélant les mieux tenus – pour des raisons opposées tenant à la densité froide de l'une, à l'évanescence naïve de l'autre.
Le reste est pur plaisir. Ayant fait le choix d'un théâtre réaliste, la compagnie a soigné décors et costumes aux petits oignons, peaufinant le détail jusqu'à utiliser des chiffons en guise de chaussettes, ses seules approximations justifiées par les limites de ses moyens. La mise en scène, très classique, fonctionne sans accroc sur un rythme ponctué par les éparts pour les concerts – on trouvera un peu de longueur, toutefois, dans ces intermèdes ombreux, sans que la chose soit bien gênante – et de beaux tableaux de groupe. Et l'on goûtera, malgré les réserves précédentes, la sincérité des interprètes comme l'intensité de certaines scènes.
Pour l'heure, la compagnie se lance dans un nouveau projet aussi opposé que possible à cette tranche de tragique historique : Capitaine Fracasse, de Théophile Gauthier. A voir sur nos planches demain, peut-être... !!

Jacques-Olivier Badia dans "Le clou dans la planche"
  • Jouée par la compagnie
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